Revue de Presse du 31 décembre 2017

Revue de Presse du 31 décembre 2017

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AWS ouvre sa zone Paris avec 3 datacenters
Quelques jours après Microsoft Azure, AWS ouvre à son tour ses datacenters sur le sol français pour répondre à une demande des clients et fournir ses solutions IaaS, PaaS et SaaS. Un point important à l’heure de la prochaine mise en route de GDPR même s’il suffisait que les données soient stockées dans l’Union Européenne. Au-delà de la simple géolocalisation des données, l’ouverture de la région AWS EU (Paris) est également intéressante pour réduire la latence. « Trois datacenters distincts, suffisamment éloignés, sont ouverts depuis 5h ce matin dans la région parisienne avec 2 centres de transit distincts et des connexions en fibre optique privées », nous a expliqué Stephan Hadinger, responsable technique chez AWS France, lors d’une conférence de presse. Les connexions en fibre passent par Telehouse Voltaire, Equinix Paris (à partir de janvier 2018) et Interxion Paris (un peu plus tard dans l’année).
Les zones de disponibilités – au nombre de 11 en Europe – sont bâties sur des zones sans risques pour réduire les indisponibilités et avec des fournisseurs différents pour les connexions réseau et la fourniture d’électricité. Après Paris, quatre autres régions ouvriront en 2018/2019, à savoir Bahreïn, Hong Kong SAR, la Suède et AWS GovCloud (US-East). Impossible de connaître la configuration exacte des trois datacenters français mais la taille typique est de 50 à 80 000 serveurs chez AWS avec une puissance de 30 à 50 mégawatts. « Nous ne souhaitons pas aller au-dessus », nous a expliqué Stephan Hadinger.

Pas encore de bare-metal
Une quarantaine de services sont d’ores et déjà disponibles sur la plateforme française. « Nous avons demandé à nos clients ce qu’ils voulaient », a précisé Boris Lecoeur, responsable des activités AWS et partenaires en France. On trouve bien sûr EC2, S3 et Lambda (architecture serverless) pour le DevOps et la production mais pas d’instances bare-metal, ni le support de Kubernetes. KMS, le service de chiffrement des données, est par contre déjà disponible sur la plaque française. Un point important notamment dans le cadre de la conformité GDPR.
https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-aws-ouvre-sa-zone-paris-avec-3-datacenters-70339.html

OpenStack facilite l’intégration des VM aux containers
La fondation OpenStack lance le projet Kata Containers destiné à concevoir des machines virtuelles extrêmement légères qui pourront s’intégrer facilement avec les technologies de containers.
En matière de sécurité, Kata Containers, le dernier projet en date de la fondation OpenStack, cherche à unifier les avantages respectifs des machines virtuelles avec la rapidité et la maniabilité des technologies de conteneurs. Destiné à être compatible avec les spécifications OCI, ainsi qu’avec l’interface de runtime de conteneurs (CRI) pour Kubernetes, ce projet prévoit d’être agnostique sur le plan matériel et de fonctionner sur différents hyperviseurs. Kata Containers proposera d’exploiter les outils de gestion des containers directement sur des serveurs bare metal « sans sacrifier l’isolation des charges de travail », indique la fondation OpenStack dans un communiqué. Un démarrage plus rapide et de meilleures performances figurent au nombre des bénéfices attendus, par rapport à la mise en œuvre de containers sur des infrastructures virtualisées tel qu’on le fait actuellement.
Le projet Kata Containers démarre avec six composantes : Agent, Runtime, Proxy, Shim, Kernel, ainsi qu’un packaging de Qemu 2.9, la solution de virtualisation pour Linux.
https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-openstack-facilite-l-integration-des-vm-aux-containers-70191.html

Equinix muscle son réseau de points d’échange de trafic Internet
Equinix , opérateur de datacenters, a étendu son offre de points d’échanges Internet en Europe et aux Etats-Unis. Alors que six points d’échanges viennent d’être installés à Dublin, Francfort, Londres, Manchester, Milan et Stockholm, ceux d’Amsterdam, Denver et Houston vont être opérationnels début 2018. L’offre Internet Exchange d’Equinix permet à des FAI, fournisseurs de contenus et aux entreprises de s’échanger du trafic Internet, comprenant notamment du réseau local virtuel public et/ou privé avec garantie de temps de disponibilité supérieure à 99,999%.
« À l’heure où la croissance du trafic IP continue d’accélérer, les entreprises doivent absolument disposer d’un point d’échange Internet évolutif, fiable et cohérent partout où leurs besoins de peering IP se feront sentir » analyse Bill Long, vice-président des solutions d’interconnexion de la société. C’est pourquoi Equinix a fait évoluer sa plate-forme globale grâce à la connexion directe, physique et virtuelle, de ses centres International Business Exchange. Ce qui va permettre aux entreprises de se connecter, à la demande, à quelles que structures que ce soient depuis n’importe quelle implantation d’Equinix.
https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-equinix-muscle-son-reseau-de-points-d-echange-de-trafic-internet-70228.html

Red Hat compte atteindre les 3 Md$ de chiffre d’affaires en 2017
« Une forte demande des clients pour les technologies de cloud hybride », c’est la raison que donne Jim Whitehurst, le président et CEO de Red Hat, pour expliquer les bons résultats enregistrés par l’éditeur de solutions open source au cours du troisième trimestre de son exercice 2018. Entre septembre et novembre, il a dégagé 748 M$ de chiffre d’affaires, soit une croissance de 22% comparé à la même période l’année précédente. Les revenus d’abonnement liés aux offres d’infrastructures ont atteint 495 M$ (+15%). Ceux liés au développement d’applications et à d’autres technologies émergentes s’élèvent à 162 M$ (+44%).
De son côté, le bénéfice net a bondi de 49% à 101,3 M$. Red Hat a généré un flux de trésorerie opérationnel de 160 M$, en hausse de 18% sur un an. Ces chiffres encourageants ont amené l’éditeur open source à revoir ses estimations à la hausse pour l’ensemble de son exercice. S’agissant du trimestre en cours, Red Hat s’attend à enregistrer jusqu’à 763 M$ de facturations. « En se basant sur les résultats du troisième trimestre, on peut anticiper de terminer cette année fiscale avec un chiffre d’affaires total d’environ 3Md$ » espère Eric Shander, vice-président exécutif et directeur financier de Red Hat.
https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-red-hat-compte-atteindre-les-3-md$-de-chiffre-d-affaires-en-2017-70371.html

2017 : l’offre de cloud public et de cloud hybride s’est considérablement étoffée en France
L’année 2017 aura été celle de la montée en puissance du cloud d’infrastructure public en France avec l’implantation dans l’hexagone des services de deux des géants du cloud et l’accélération du développement des acteurs locaux comme OVH et le plus discret Online (filiale d’Iliad, le propriétaire de Free).
Les entreprises françaises ont commencé à se convertir à l’intérêt du cloud public et plusieurs grands noms comme Société Générale, Véolia, Engie, Nexity, ont officialisé leur intention d’investir plus massivement dans le cloud, mais la France reste très en retard sur les États-Unis dans son adoption de la technologie. Le marché français du cloud d’infrastructure en 2016 n’était que de 824 millions de dollars (soit tout juste 3 % de la dépense mondiale) contre 15,3 milliards de dollars pour les seuls États-Unis (56 % de la dépense mondiale).
Les fournisseurs se sont donc employés à tenter de lever l’un des principaux obstacles perçus à l’adoption du cloud : l’absence de datacenters en France. Au début du mois de décembre, Microsoft a ainsi officialisé l’ouverture (en preview) de datacenters Azure à Marseille et Paris. Un lancement plus formel devrait être opéré le 23 janvier prochain, date qui marquera sans doute la disponibilité générale des services Azure en France.
Amazon AWS a fait de même cette semaine, en annonçant l’ouverture de ses propres services cloud en France via le déploiement de 3 zones de disponibilité (le terme utilisé par Amazon AWS pour décrire un datacenter) en région parisienne.
Du côté des acteurs français, OVH a poursuivi ses développements en renforçant ses capacités dans l’hexagone et en poursuivant son développement à l’international. Le fournisseur a aussi annoncé la possibilité pour ses plus grands clients de disposer d’une déclinaison privative de son offre de cloud. Online a, quant à lui, accéléré le déploiement de son offre de cloud public ScaleWay en renforçant ses capacités en France et en ouvrant aussi des capacités à Amsterdam. Scaleway permet de disposer de VM et de serveurs bare metal dans le cloud sur une infrastructure x86 ou ARM 64 bit Cavium. Orange, enfin, a officialisé sa collaboration dans le cloud public avec Huawei et propose désormais une offre basée sur la distribution OpenStack du constructeur chinois, matinée de ses propres services de sécurité. Orange propose par ailleurs une déclinaison en mode privée de cette offre basée sur l’infrastructure hyperconvergée de Huawei.
Rappelons par ailleurs qu’IBM disposait déjà de capacités en France pour IBM Cloud (sous VMware et OpenStack), de même que Salesforce.

Des stratégies de cloud hybrides de plus en plus sophistiquées
L’autre grande tendance de l’année 2017 aura été l’émergence de plates-formes à même de supporter des déploiements hybrides mixant infrastructures on-premises et infrastructures de cloud public. Plusieurs acteurs se sont distingués en matière de plates-formes de cloud d’infrastructure hybride à commencer par VMware avec son offre Cloud Foundation et son service VMware on AWS, Nutanix avec son service Xi (en partenariat avec Google), Microsoft avec le lancement de ses appliances Azure Stack et Oracle avec son offre Cloud@Customer. 2017 aura aussi été l’année de l’émergence de solutions de déploiements de conteneurs hybrides basées sur Kubernetes.
Chez VMware, l’année 2017 a été marquée par l’arrivée du service « VMware on AWS », qui permet à des entreprises de disposer d’une infrastructure cloud flexible basée sur les technologies VMware et hébergée sur le cloud d’Amazon AWS. Avec ce service, l’éditeur permet à ses clients de piloter depuis une console unique leurs ressources on-premises et en cloud et de déployer des applications indifféremment en interne ou en cloud. Le lancement de cette offre d’infrastructure avec Amazon a été complété par l’annonce en août d’une alliance entre Pivotal et Google sur le déploiement d’applications conteneurisées en mode cloud hybride. VMware a ainsi annoncé le service Pivotal Container Service (PKS), une implémentation commerciale de l’offre Kubo de Pivotal préconfigurée pour tirer parti d’un côté d’une infrastructure de cloud privé vSphere et de l’autre d’une infrastructure de cloud public Google.
Répondant à l’offre de VMware, Nutanix a aussi annoncé sa collaboration avec Google pour lancer Nutanix Xi. Cette offre, qui devrait progressivement être étendue à d’autres partenaires, est une solution complète de reprise après sinistre pour les environnements de cloud privé Nutanix sur le cloud Google. Plutôt que d’opérer son propre cloud pour offrir des services de reprise après sinistre « as a Service », Nutanix a porté son environnement d’exploitation sur des serveurs bare metal dans le cloud GCP. L’offre devrait être commercialement disponible vers la mi-2018, mais elle est déjà testée par plusieurs clients. Nutanix a aussi profité de sa conférence. Next pour officialiser le lancement d’une offre kubernetes as a service basée sur sa plate-forme Calm. L’idée est de permettre aux entreprises de déployer leurs applications conteneurisées aussi bien sur leur cloud privé Nutanix que dans le cloud de Google.
Microsoft a quant à lui officialisé la disponibilité d’Azure Stack au mois de septembre et présenté l’offre comme une extension « privée » de son cloud public Azure. Les appliances Azure Stack reprennent les grands fondamentaux d’Azure à commencer par son portail, ses mécanismes d’authentification, son bus de services et ses principales API, notamment en matière de déploiement d’applications et de provisioning de ressources. Petit bémol, l’offre de cloud privé de Microsoft est encore loin d’implémenter l’ensemble des services proposés sur le cloud public. Certains services clés d’Azure sont ainsi encore absents, comme Azure Service Fabric-as-a-Service ou Azure Container Service-as-a-Service, qui n’arriveront que dans le courant 2018.
Enfin Oracle a profité de 2017 pour rendre disponible son offre de cloud on premise Cloud@Customer. Proposée sous forme d’appliances, cette offre permet aux clients de disposer d’une infrastructure similaire à celle opérée par Oracle dans son cloud pulic en mode managé. Les clients peuvent ainsi basculer à volonté des workloads entre leur cloud interne oracle et le cloud public du constructeur ou utiliser le cloud public du constructeur comme une cible pour le plan de reprise après sinistre de leur infrastructure privée. L’offre cloud @customer est disponible en mode infrastructure, mais le constructeur propose aussi une déclinaison Big Data et une déclinaison Exadata. Là encore, l’idée est de laisser les clients libres de choisir où ils préfèrent déployer leurs workloads Oracle, en interne, ou en externe ; tout en maintenant un mode de tarification à la demande.
http://www.lemagit.fr/actualites/450432190/2017-loffre-de-cloud-public-et-de-cloud-hybride-sest-considerablement-etoffee-en-France

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