Revue de Presse du 1er au 15 février 2018

Revue de Presse du 1er au 15 février 2018

150 150 Team Gekko

L’actualité Cloud décortiquée par Gekko !

PSA va débuter ses tests de véhicules autonomes sur routes ouvertes à Singapour
Un peu moins d’un an après la signature d’un partenariat stratégique entre PSA et nuTonomy, les deux entreprises vont franchir une nouvelle étape. Des Peugeot 3008 autonomes vont être testées sur routes ouvertes à Singapour dans les prochaines semaines. Jusqu’ici, les essais étaient menés sur circuit fermé.
Grâce à la start-up nuTonomy, rachetée en 2017 par Delphi, Singapour est devenu l’un des premiers sites de test de véhicules autonomes dans le monde. La Cité-État s’est d’ailleurs dotée d’une réglementation favorable à l’accueil de tests dans ses rues, ce qui attire de nombreux acteurs internationaux.
UN PARTENARIAT INITIÉ EN MARS 2017
Cela n’a pas échappé au groupe PSA, qui a créé une antenne « innovation » sur place dès 2016. Le constructeur automobile a commencé à discuter avec nuTonomy dès novembre 2016 et a signé un partenariat stratégique avec la start-up en mars 2017. Très vite, des ingénieurs de PSA ont travaillé à l’implantation des capteurs et des logiciels de nuTonomy dans un SUV Peugeot 3008. Une intégration réalisée en un temps record. « Dès les premiers jours, le véhicule roulait de façon autonome sur notre parking« , se souvient Doug Parker, chef d’exploitation chez nuTonomy. Deux véhicules étaient parés pour des tests sur routes dès juillet 2017. « On a mis en place des mécanismes pour travailler ensemble entre Paris, Singapour et Boston (siège de la R&D de nuTonomy) malgré la distance et le décalage horaire« , raconte Anne Laliron, directrice du Business Lab PSA. « On a des technologies tellement avancées qu’on est capables de prendre la main sur les véhicules de Singapour depuis Paris« .
TESTS SUR ROUTES OUVERTES DÈS FÉVRIER
PSA et nuTonomy ont d’abord fait rouler deux prototypes sur routes fermées dès septembre, afin de roder la technologie. « On a découvert beaucoup de choses sur des cas d’usages qu’on n’avait pas anticipés qui vont nous permettre d’améliorer notre approche sécuritaire de ces véhicules« , indique Anne Laliron. Les deux partenaires ont demandé l’autorisation de faire rouler leurs véhicules autonomes sur routes ouvertes, et ils viennent d’obtenir le feu vert de la Land Transport Autority. La campagne de tests sur routes ouvertes va donc démarrer dans les prochaines semaines, dans la zone dite « One North » où nuTonomy fait déjà rouler des véhicules sans conducteurs. Un environnement exigeant : les voitures évolueront au milieu de la circulation, avec des carrefours, des feux, des piétons, des zones de travaux, des véhicules en stationnement…
PSA espère engranger des enseignements précieux de cette nouvelle phase de tests. Et pas seulement sur les technologies. « nuTonomy a une compétence extrêmement forte en technologie et en algorithmie mais ils sont surtout une approche centrée sur les services de mobilité« , insiste Anne Laliron. PSA veut donc préfigurer ce que pourrait être un service de transport autonome à la demande.
UNE FEUILLE DE ROUTE, « AUTONOMOUS VEHICLES FOR ALL »
Cet essai sur route ouvertes, avec un pilote de secours à bord, comme le prévoit la législation locale, s’inscrit dans le programme « AVA » (autonomous vehicles for all) du groupe. D’autres tests sur routes ouvertes sont menés en France et dans le reste de l’Europe, mais principalement sur voies rapides. Dès cette année, le nouveau DS7 Crossback doit intégrer des fonctions de conduite autonome de niveau 2. PSA prévoit de déployer des fonctions de niveau 3, permettant de véritablement déléguer la conduite au véhicule, à partir de 2020.
https://www.usine-digitale.fr/article/psa-va-debuter-ses-tests-de-vehicules-autonomes-sur-routes-ouvertes-a-singapour.N648043

Services cloud : Azure sur les talons d’AWS
Pure Player du cloud public, AWS est largement en tête de ce marché, suivi par Microsoft qui devance nettement Google et IBM. Sur les résultats du 4ème trimestre 2017, la croissance annoncée par Microsoft est supérieure à celle d’AWS (*modification Gekko) . Même si cette progression se fait sur une base moindre par rapport à AWS, elle atteste des efforts déployés par Microsoft pour attirer sur Azure.
Les chiffres d’affaires cloud d’AWS et Microsoft ont fortement progressé en 2017. Les deux fournisseurs de cloud public sont respectivement n°1 et n°2 du marché. Sur le dernier trimestre (octobre à décembre 2017), Amazon Web Services a dépassé les 5 milliards de dollars sur son cloud public, soit une augmentation de 45% par rapport à l’an dernier, ce qui lui permet de se projeter sur un chiffre d’affaires annualisé (annual run-rate annuel) de 20 milliards de dollars, en extrapolant ces résultats sur 12 mois. Sur son exercice 2017, son chiffre d’affaires s’élève à 17,5 Md$(+42,8%).
De son côté, Microsoft annonce entre octobre et fin décembre (2ème trimestre fiscal de son exercice fiscal 2018) un chiffre d’affaires de 5,3 Md$, en progression de 56%, sur son « Commercial cloud ». Sous l’intitulé Commercial cloud, Microsoft place Office 365 commercial, Azure, Dynamics 365 et d’autres activités cloud. Cela dit, les chiffres cloud de l’éditeur de Redmond ne sont pas évidents à démêler. Sur le communiqué de ses résultats financiers figure aussi un segment Intelligent cloud. Celui-ci inclut les produits serveurs (Windows Server, SQL Server, System Center), les datacenters et Azure, avec un chiffre d’affaires de 7,8 Md$ en hausse de 15%, au sein duquel le CA attribué à Azure – probablement le compute – a presque doublé (+98%).
Cloud commercial : Microsoft vise 20 Md$ sur l’exercice 2018
Fondé en 2006, AWS est le seul fournisseur dont l’activité repose entièrement sur le cloud. Son chiffre d’affaires est communiqué par sa maison mère Amazon. Alors que chez Microsoft, on le voit, le chiffre d’affaires cloud est réparti entre plusieurs catégories. Il est donc difficile de comparer strictement les résultats des deux fournisseurs, en particulier sur la partie IaaS où AWS est traditionnellement très fort. Néanmoins, le doublement de l’activité Azure sur le dernier trimestre semble indiquer que l’écart entre les deux offres IaaS se réduit. Pour Michael Segal, vice-président area de la stratégie de Netscout, interrogé par nos confrères d’IDG NS « Azure a encore du chemin à faire pour déloger AWS mais il gagne du terrain et il surpasse Google et IBM. Ses investissements dans Azure sont payants, de plus en plus d’entreprises ayant choisi de migrer leurs services et applications vers les infrastructures de cloud public ».
Sur son site, Microsoft indique un chiffre annualisé de 12 Md$ pour son cloud commercial en précisant que son objectif est d’atteindre les 20 Md$ d’ici la fin de son exercice fiscal 2018 qui s’achèvera fin juin. « Azure a crû plus rapidement sur une base plus petite, certes, mais de notre point de vue, la croissance d’Azure (*modification Gekko) est toujours très importante même à leur niveau », constate Dave Bartoletti, analyste principal chez Forrester qui reprend le chiffre de 12 Md$, à comparer aux 17,5 Md$ réalisés en 2017 par Azure. « Azure talonne AWS et approche la parité sur de nombreux services », reconnaît-il. « Azure se développe aussi agressivement au niveau mondial et il fait jeu égal avec AWS sur le nombre de sites de datacenters. C’est un marché florissant et passionnant et Azure se débrouille très bien », conclut l’analyste de Forrester.
En très bonne position pour surfer la vague IoT dans le cloud
Satya Nadella, le CEO de Microsoft, est un homme du cloud, s’il en est. Il attribue ces progrès au focus qui a été mis sur les technologies qui se développent comme l’Internet des objets ou l’apprentissage machine, de même que sur les avancées géographiques au Royaume-Uni et en Allemagne. « Nos investissements sur l’IoT, les données et les services IA à travers le cloud et à la périphérie (at the edge) nous mettent en position pour accélérer davantage cette croissance », a expliqué le CEO en commentant les résultats du 2èmetrimestre fiscal de Microsoft. Le dirigeant a donc indiqué qu’il se sentait en « très très » bonne position sur l’innovation qui conduit « à la fois la consommation pour des services de plus haut niveau et pour s’assurer aussi que nous sommes disponibles dans toutes les parties du monde où la demande va se propager, parce que nous sommes dans les tout débuts d’opportunités de cette nouvelle croissance essentiellement cloud ».
Et la demande va encore se développer, a-t-il ajouté. « Nous voyons clairement les choses se produire d’abord aux Etats-Unis avant d’être rapidement suivies dans des régions comme l’Allemagne et le Royaume-Uni », a précisé Satya Nadella. « Il y a certaines charges de travail comme l’IoT où nous voyons vraiment des actions très avancées dans des pays comme l’Allemagne – spécialement avec les clients industriels dans les usines connectées », a-t-il pointé.
https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-services-cloud-azure-sur-les-talons-d-aws-70765.html

Red Hat avale CoreOS pour 250 M$
L’éditeur de solutions open source Red Hat a mis la main sur CoreOS pour 250 millions de dollars et par la même occasion sur sa plateforme Tectonic combinant sa distribution Linux avec le gestionnaire de conteneurs Kubernetes.
Principalement connue pour sa distribution open source serveur Enterprise Linux, Red Hat a au fil des ans complété son offre dans les domaines clés de l’infrastructure. Tant au niveau de la virtualisation (avec l’hyperviseur KVM), que du stockage (Gluster Storage dérivé du projet open source GlusterFS), et plus récemment de l’hyperconvergence avec sa solution Hyperconverged Infrastructure annoncée en juin dernier. Cette dernière était intervenue à peine un mois après celle concernant le renforcement de sa plateforme de containerisation OpenShift.
Pour monter d’un cran dans le domaine des containers justement, Red Hat vient de mettre la main sur CoreOS qui propose depuis 2015 Tectonic, une plateforme combinant sa distribution Linux avec le gestionnaire de conteneurs Kubernetes. Cette plateforme inclut une console de gestion pour les workflows et les tableaux de bord, un registry intégré pour construire et partager des conteneurs Linux ainsi que des outils pour automatiser leur déploiement.
« Kubernetes, les conteneurs et Linux sont au cœur de cette transformation et, à l’instar de Red Hat, CoreOS a été un leader dans les communautés open source en amont qui alimentent ces innovations et à travers son travail sur les projets Kubernetes de classe entreprise aux clients. Nous pensons que cette acquisition renforce Red Hat en tant que pierre angulaire du déploiement de cloud hybride et d’applications modernes », a expliqué Paul Cormier, président des produits et technologies de Red Hat.
https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-red-hat-avale-coreos-pour-250-m$-70732.html

Google Flights : l’IA pour prédire les retards de vols
Google Flights est enrichi avec un système de prédiction sur les retards de vol grâce au machine learning et des précisions sur les services non inclus pour les vols low cost.
Google déploie les technologies d’intelligence artificielle, comme le machine learning, dans une myriade de services software et hardware. On l’a vu plus récemment avec la caméra Clips.
Cela s’accentue du côté de Google Flights, sa plateforme de comparaison des prix pour les vols aériens commerciaux dont le lancement remonte à 2011.
La firme de Mountain View a développé des algorithmes d’apprentissage automatique pour tenter de prédire les retards des vols des compagnies aériennes.
Dans cette optique, l’historique de données en masse sur les vols –  et donc les retards – est “moulinée” pour parvenir à évaluer la probabilité des vols
Parallèlement, Google Flights donnera désormais plus d’informations sur les vols low cost proposés par les compagnies aériennes américaines comme American Airlines, Delta Airlines et United Airlines.
Google précise cette démarche dans un billet de blog : “Les nouveaux types de tarifs comme ‘Basic Economy’ sont parfaits pour les voyageurs à petit budget. Mais il est parfois difficile de comprendre si des options importantes, comme l’espace pour les bacs, la capacité de sélectionner votre siège et les frais de bagages, sont incluses dans le tarif.”
Aux USA, Delta Airlines avait initié les tarifs low cost sur certains de ses vols dès 2012. American Airlines et United Airlines lui ont emboîté le pas.
Mais, le problème communément rencontré avec ces vols à bas coût est lié au manque de clarté sur les services et autres commodités qui disparaissent avec des tickets low cost. Le client est alors souvent amené à payer des suppléments pour les bagages entre autres. Google Flights montrera donc maintenant à l’avance ce qui n’est pas inclus dans le tarif.
Google Flights a été lancé sur fonds d’acquisition d’ITA Software pour 700 millions de dollars (voir articles correspondant sur ITespresso.fr).
Sa vocation est d’aider les voyageurs dans la décision d’achat de billets au bon moment en prenant en compte les éventuelles augmentations des prix à escompter. Un segment de marché qu’occupent également des start-up comme Hopper.
https://www.silicon.fr/google-flights-ia-predire-retards-vols-198289.html?inf_by=5981ddaf671db8ef0e8b4a7e

Ce que vaut vraiment le cloud de Google
Tous les cabinets d’étude de marché sont d’accord. Google s’impose de plus en plus comme un acteur majeur du cloud dans le monde aux côtés de quatre grands acteurs, tous américains : Microsoft, Amazon Web Services, Salesforce et IBM. Mais que vaut vraiment son activité dans ce domaine ? La question brûle les lèvres des observateurs. Car contrairement à ses quatre grands concurrents, il cultive le plus grand secret sur cette activité qui reste encore mineure dans ses résultats.
UN PAS VERS LA LEVÉE DE LA CULTURE DU SECRET
Google est présent dans les deux grands segments du cloud : celui du logiciel à la demande (SaaS pour software as service) à travers son offre « G Suite » de communication et collaboration en ligne, et celui de l’infrastructure à la demande (IaaS pour infrastructure as a service et PaaS pour Platform as a service) à travers son offre « Google cloud platform ». Depuis septembre 2016, les deux offres sont regroupées sous la même bannière : « Google cloud ». Une intégration visant à développer plus vite cette activité.
La culture du secret de la filiale d’Alphabet pourrait bientôt prendre fin. Son PDG Sundar Pichai a entrepris un premier pas dans ce sens lors de la présentation des résultats 2017 en levant un coin du voile sur cette activité. Mais il s’est contenté d’indiquer que Google cloud a atteint un chiffre d’affaires trimestriel récurrent de 1 milliard de dollars. Une révélation qui donne une idée de la dynamique mais pas de la taille précise de cette activité.
LA RÉALITÉ EN DESSOUS DES ESTIMATIONS DES ANALYSTES
Cette révélation ne constitue pas moins une grande surprise. Elle met le cloud de Google bien en dessous des estimations fournies jusqu’ici par certains cabinets d’études de marché. Le cabinet français Pierre Audoin Consultants (PAC) évalue le chiffre de Google Cloud à 4,45 milliards de dollars en 2016, dont 3,2 milliards de dollars pour G Suite et 1,25 milliard de dollars pour Google cloud platform, tandis que le cabinet américain TBR l’estime à 4,1 milliards de dollars en 2016 avec une répartition comparable entre G Suite et Google Cloud Platform. Les analystes de Jefferies se montrent plus généreux en accordant au cloud de Google un chiffre d’affaire annuel récurrent de 5,8 milliards de dollars.
Selon les derniers chiffres que nous nous sommes procurés auprès des cabinets Canalys et Synergy Research, le cloud de Google s’avère bien plus petit avec un chiffre d’affaires de seulement 3,5 milliards de dollars en 2017, en bond de 84% par rapport à 2016. Ce chiffre concorde avec celui révélé par Sundar Pichai. Selon le calcul de L’Usine Digitale en croisant les données de Canalys et Synergy Research, il se répartirait à 1 milliard de dollars pour G Suite et 2,5 milliards dollars pour Google cloud platform dans une proportion exactement inverse à ce qui était pressenti jusqu’ici. Il place Google loin derrière Microsoft, Amazon Web Services et Salesforce, qui ont tous franchi la barre des 10 milliards de dollars en 2017. Et le positionne même en dessous d’IBM, d’Oracle et de SAP.
DES COMPARAISONS À PRENDRE AVEC DES PINCETTES
Alors pourquoi un tel retard alors que Google a été pionnier sur le marché avec le lancement de l’ancêtre de sa solution G Suite en 2006 et de son offre PaaS en 2008. « Google a longtemps négligé le segment d’infrastructure IaaS, le domaine de prédilection d’Amazon Web Service, pour se cantonner aux segments SaaS et PaaS, explique à L’Usine Digitale Olivier Rafal, analyste et consultant chez PAC. Il a du coup délaissé le marché des grandes entreprises pour se concentrer sur celui des développeurs et start-up. Il a maintenant un grand retard à rattraper sur Amazon Web Services. »           
Les comparaisons entre les acteurs ne sont toutefois pas toujours pertinentes. Si Google ressemble à Microsoft et IBM, présents eux aussi sur les deux grands segments du cloud, il en va différemment d’Amazon Web Services, présent plutôt sur le segment de l’infrastructure à la demande, et de Salesforce, Oracle et SAP, présents plutôt sur le segment du logiciel à la demande. Google opère exclusivement dans le cloud public, tandis que Microsoft et IBM interviennent également dans le cloud privé et hybride.
DE GRANDES AMBITIONS À L’HORIZON 2022
Il n’en reste pas moins qu’une question se pose : Google peut-il battre Amazon Web Services dans le cloud d’infrastructure à l’horizon 2022 comme Sundar Pichai l’ambitionne ? Certes, il affiche une croissance impressionnante de près de 100% selon Canalys et Synergy Research, deux fois plus rapide que celle du leader incontesté de ce segment. Mais son retard reste important et ses handicaps nombreux en termes de démarche commerciale, d’écosystème ou de perception de sa ploitique de sécurité. « Une chose est sûre : Google sera un acteur majeur du cloud mondial, prévoit néanmoins Olivier Rafal. Il propose déjà des services sophistiqués sur le segment de l’IaaS qu’on ne retrouve pas chez les concurrents. Techniquement, il sait faire. »
https://www.usine-digitale.fr/article/ce-que-vaut-vraiment-le-cloud-de-google.N650019

Amazon développerait des puces dédiées à l’intelligence artificielle pour ses enceintes et son cloud
Amazon rejoint le club des géants technologiques qui développent leurs propres processeurs. Les puces en question sont spécialisées dans les calculs liés à l’intelligence artificielle. L’une d’entre elles devrait permettre d’améliorer les performances de ses enceintes Echo, tandis que l’autre est destinée à son cloud AWS.
D’après le média d’investigation The Information, Amazon travaillerait en secret sur des processeurs conçus spécialement pour les calculs liés à l’intelligence artificielle. L’entreprise emploierait plus de 450 personnes spécialisées dans la conception de microprocesseurs, le résultat de ses campagnes d’embauches et de deux rachats : celui de la start-up israélienne Annapurna Labs en 2015 et celui du fabricant de caméras Blink en 2017.
TRAITER UN MAXIMUM D’INFORMATIONS SUR L’APPAREIL, SANS PASSER PAR LE CLOUD
L’une de ces puces serait destinée à la gamme d’enceintes Echo du géant du e-commerce, et lui permettrait de traiter plus rapidement les requêtes des clients tout en consommant moins d’énergie. Un autre intérêt non négligeable pourrait être le traitement local d’une plus grande partie des informations, n’envoyant qu’une requête anonymisée au serveur, comme le fait Apple pour son enceinte HomePod.
AMAZON PEUT-IL LUTTER CONTRE INTEL ET NVIDIA EN MATIÈRE DE PROCESSEURS POUR DATA CENTERS ?
L’autre puce sur laquelle travaillerait Amazon se destinerait à son infrastructure cloud AWS. Elle serait dédiée à l’entraînement des systèmes d’intelligence artificielle. Amazon n’est pas la seule entreprise à s’intéresser à la conception de puces dédiées à l’intelligence artificielle. Apple y travaille pour ses propres produits, notamment par l’optimisation de son System-on-a-Chip pour l’iPhone. Google de son côté a développé une puce spécialisée son cloud, qu’il baptise Tensor Processing Unit (TPU).
La vraie question est de savoir si ces géants, malgré leur taille, peuvent vraiment concurrencer les spécialistes du domaine. Apple a prouvé son expertise en matière de processeurs mobiles, mais Amazon pourrait avoir du mal à se montrer compétitif face à Intel ou Nvidia, en particulier sur la partie serveurs.
https://www.usine-digitale.fr/article/amazon-developperait-des-puces-dediees-a-l-intelligence-artificielle-pour-ses-enceintes-et-son-cloud.N652814

Airbus fait fonctionner un drone de livraison et son point relais de façon autonome
Airbus a présenté le 8 février son drone de livraison et l’a fait fonctionner de façon autonome avec un point relais également automatisé. Présenté à Singapour, le drone Skyways est destiné à la livraison de colis dans des zones urbaines denses.
Les drones de livraison seront-ils les pionniers d’un nouveau mode de transport, à la manière de l’Aéropostale au début du XXe siècle ? Le 8 février, le drone livreur de colis d’Airbus a réussi sa première démonstration. Nommé Skyways, l’engin fonctionne de façon autonome grâce à des points relais automatisés.
UN BRAS ROBOTISÉ S’OCCUPE DE CHARGER LE COLIS DANS LE DRONE
Le drone d’Airbus est capable de charger et décharger sa livraison automatiquement. Après s’être posé sur le toit du centre de maintenance, l’engin est aligné mécaniquement sur une trappe. Un bras robotisé s’occupe ensuite de saisir le colis pour le charger dans le drone, après quoi celui-ci peut reprendre son envol vers un point relais en passant par un couloir aérien dédié. L’utilisateur est ensuite informé de l’arrivée de son colis par une alerte SMS et peut venir le récupérer dans un casier verrouillé.
La démonstration a eu lieu à l’Université nationale de Singapour. En février 2016, Airbus Helicopters a entamé un partenariat avec l’Autorité de l’aviation civile de Singapour pour développer un système autonome permettant des livraisons commerciales. En avril 2017, Singapore Post a rejoint le projet pour devenir le partenaire logistique local.
UN SERVICE CONÇU POUR LES VILLES DENSES
Le drone Skyways est destiné à servir dans des zones urbaines denses. Dans les prochains mois, ce service devrait être proposé à l’essai à Singapour. Les étudiants et le personnel du campus de l’Université nationale de Singapour pourront quant à eux continuer à utiliser ces premières plateformes. Ils pourront faire livrer des colis entre 2 et 4 kilos sur des points relais répartis sur l’immense campus de l’université.
En parallèle, Airbus développe d’autres projets liés aux nouvelles mobilités, notamment Vahana et CityAirbus, deux projets de véhicules volants autonomes.
https://www.usine-digitale.fr/article/video-airbus-fait-fonctionner-un-drone-de-livraison-et-son-point-relais-de-facon-autonome.N652404

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