Revue de Presse du 15 au 31 janvier 2018

Revue de Presse du 15 au 31 janvier 2018

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Les entreprises ont du mal à connaître le coût réel de leurs IaaS

Alors que la majorité des entreprises ont effectivement budgétisé avec précisions leurs dépenses de cloud public, la plupart d’entre elles ne savent en fait pas combien elles dépensent réellement par mois pour ces services. Un sondage réalisé par Densify auprès de 200 entreprises a révélé que 25% des clients d’Amazon Web Services (AWS) et de Microsoft Azure ne connaissent pas ce qu’ils payent
Les budgets des départements informatiques sont généralement établis chaque année, mais les fournisseurs de cloud publics ont recours à des tarifs mensuels et modifient régulièrement leurs prix.
À moins que l’IT ne surveille de très près l’utilisation du cloud dans l’entreprise, la DSI peut finir par payer beaucoup plus cher que ce dont elle a besoin. Les IaaS offrent presque tous des outils pour aider les administrateurs à savoir quelles instances sont utilisées et combien un workload consomme de stockage, de réseau, de mémoire et de capacité de traitement (CPU). Mais il est souvent difficile de trouver les bonnes mesures étant donné la façon dont ces services tendent à être consommés.
Selon Densify, de nombreuses sociétés ont plusieurs comptes Cloud qui sont regroupés dans un compte principal « entreprise ». Cela signifie que ceux qui paient les factures comprennent rarement le bien-fondé des dépenses.
A l’inverse, les utilisateurs internes consomment des « bouts de cloud » à partir du compte principal et ne sont conscients que de leurs propres instances. Leurs applications peuvent nécessiter des schémas d’utilisation différents en termes de stockage, de CPU et de mémoire, par rapport à d’autres utilisateurs au sein de la même entreprise. Résultat, ils n’ont pas connaissance du coût réel de leur usage pour l’organisation.
En fait, 35 % des entreprises interrogées par Densify admettent que leurs dépenses Cloud – quand elles arrivent à les établir a posteriori – dépassaient le budget prévisionnel.

La plupart des entreprises dépensent trop

« En raison du manque de contrôle et de maîtrise du cloud, la plupart des organisations dépensent trop. Dans presque tous les cas où nous posons la question à nos clients, ils nous disent qu’ils établissent un budget mais que les coûts flambent au fur et à mesure et finissent par l’exploser », constate Ayman Gabarin, SVP de Densify pour la zone EMEA.
« Un très grand magasin avait établi un budget de 120.000 $ par mois pour un IaaS. Mais leur utilisation a fait qu’au bout de six mois, il avait en fait dépense 800. 000 $ par mois [NDR : sans vraiment le savoir] ! Nous voyons tout le temps ce genre de choses. Et malheureusement, dans la plupart des cas, les entreprises continuent à payer les fournisseurs de Cloud comme si c’était un fait parfaitement normal. »
L’enquête a par ailleurs révélé qu’environ un quart des personnes interrogées ne vérifient pas (ou ne savent pas si leur organisation audite) leur utilisation du cloud et leurs coûts, et qu’à peine 20% utilisent un outil d’automatisation pour optimiser les besoins en infrastructure.
« La plupart des organisations sont confrontées au problème de l’équilibre des pouvoirs », diagnostique Yama Habibzai, directeur marketing de Densify. « Ceux qui font tourner des applications dans le Cloud viennent voir en permanence ceux qui gèrent le budget pour leur demander plus de crédits, parce que les applications sont au cœur de leur activité ».
« Tout problème avec l’applicatif aura un impact direct sur le fonctionnement de l’entreprise. Par conséquent, les financiers se sentent coincées et continuent à payer sans nécessairement comprendre l’utilisation et la technologie pour en contrôler les coûts. […] Les dépenses augmentent, sans que les équipes de DevOps ne fassent non plus beaucoup d’efforts pour économiser de l’argent ».
Les exemples de gâchis ne manquent pas. Comme le rapportaient nos confrères de Computer Weekly (groupe TechTarget dont fait partie LeMagIT), le département informatique de l’université de Reading a découvert lors d’un projet pilote sur Azure qu’un chercheur avait oublié d’éteindre une VM pendant le week-end, ce qui a entraîné une facture de 50.000 £. Densify a lui identifié un surcoût de 85.000 dollars par mois chez un client américain qui œuvre dans l’énergie, avec 29 instances actives inutilisées.

Multicloud : le début de la prise de conscience

Dans les années à venir, cette complexité est appelée à s’accroître : 90 % des entreprises prévoient de passer au multi-cloud, selon IDC. Un mal pour un bien ?
Possible. Car en réponse, la gestion de ces architectures modernes est un domaine en plein essor.
IDC définit la gestion multi-cloud comme un ensemble de technologies qui sont utilisées pour configurer, fournir, superviser et optimiser de manière cohérente tous les types de ressources Cloud, publiques et privées – ainsi que l’informatique traditionnelle – de manière à garantir une prestation cohérente en termes de SLA, de politiques de sécurité et de conformité tout en optimisant les coûts et en favorisant l’agilité de l’entreprise.
http://www.lemagit.fr/actualites/450433263/Les-entreprise-ont-du-mal-a-savoir-ce-quelles-depensent-sur-AWS-et-Azure

AWS Auto Scaling : le dimensionnement unifié des apps dans le cloud
L’évolution d’AWS Auto Scaling devrait attirer l’attention des équipes de développeurs.
Dorénavant, sur la plateforme cloud, elles peuvent configurer la mise à l’échelle automatique sur un ensemble de fonctionnalités d’Amazon Web Services mises en place pour un bouquet d’apps dans le cloud depuis une seule interface fédératrice.
La mise à l’échelle automatique s’effectue en effet via un navigateur Internet ou la ligne de commande.
Traditionnellement, la fonction Auto Scaling permet de maintenir la disponibilité d’une application et d’augmenter ou diminuer “dynamiquement et automatiquement” la capacité de calcul (Amazon EC2).
AWS AutoScaling se traduit par un ensemble d’options de mise à l’échelle automatique. Il offre un moyen d’équilibrer les coûts et les dimensionnements.
Concrètement, lorsqu’un seuil de mise à l’échelle donné sera programmé, AWS AutoScaling va créer un ensemble de stratégies de mise à l’échelle.
“Vous n’avez plus besoin de configurer des alertes et des actions de mise à l’échelle pour chaque ressource et chaque service”, décrit Jeff Barr, Chief Evangelist pour AWS, dans un billet de blog.
“Au lieu de cela, vous pointez simplement AWS Auto Scaling sur votre application et sélectionnez les services et ressources d’intérêt. Ensuite, vous sélectionnez l’option de mise à l’échelle souhaitée pour chacun, et AWS AutoScaling fera le reste, vous aidant à découvrir les ressources évolutives et ensuite à établir un plan de mise à l’échelle en fonction de vos ressources de prédilection.”
Cette nouvelle fonctionnalité est disponible immédiatement dans certaines zones géographiques aux Etats-Unis mais aussi l’Irlande et Singapour (zone Asie-Pacifique).
Ce type de fonction “autoscaling” est pratique pour la gestion des ressources cloud exploitées est mise en place par l’ensemble des grands acteurs du marché.
Microsoft l’avait inséré sur Azure à partir de juin 2013. Google a suivi en novembre 2014 en l’adaptant à Google Compute Engine en mode bêta public.
https://www.silicon.fr/aws-auto-scaling-dimensionnement-unifie-apps-cloud-196715.html?inf_by=5981ddaf671db8ef0e8b4a7e

Après six ans de baisse, les revenus d’IBM progressent au dernier trimestre 2017
La chute libre est bel et bien terminée. Pour son dernier trimestre 2017 (clôt le 31 décembre 2017), IBM voit finalement son chiffre d’affaires repartir à la hausse. Ce n’était plus arrivé depuis 23 trimestres, soit presque six ans. Alors qu’à la même période en 2016, big blue générait 21,8 Md$ de revenus, il termine son exercice 2017 à 22,5 Md$ au quatrième trimestre. Soit une croissance de 3,21%. Les impératifs stratégiques (cloud, cybersécurité, analytique, réseaux sociaux et mobilité) ont atteint 11,1 Md$ (+17%). Le cloud a porté une partie de la croissance du groupe avec 30% de hausse à 5,5 Md$.
Dans le détail par secteur, les solutions cognitives ont rapporté 5,4 Md$ (+3%) grâce aux logiciels de sécurité et de traitement des transactions. Du côté d’IBM Global Services, les revenus ont gagné 1% à 4,2 Md% pour le quatrième trimestre 2017. Des chiffres stables alors qu’une restructuration serait à prévoir au sein de cette filiale du groupe. Baisse de 1% par contre du côté des services IT et de l’intégration cloud, à 9,2 Md$. Les ventes de matériels ont, elles aussi, porté la croissance de big blue en générant 3,3 Md$ (+32%) grâce aux bonnes ventes du dernier mainframe, le Z14, mais également des systèmes Power et du stockage, selon un communiqué de presse.
Pour l’année écoulée, IBM a annoncé avoir généré 79,1 Md$ de revenus. Ce chiffre est, lui, en baisse de 1% par rapport à l’exercice 2016. Les impératifs stratégiques ont grimpé de 11%, à 36,5 Md$ et les revenus du cloud ont représenté 17 Md$ (+24%).
https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-apres-six-ans-de-baisse-les-revenus-d-ibm-progressent-au-dernier-trimestre-2017-70624.html

Cloud et IA : Microsoft France fixe ses grandes orientations pour 2018
Dans sa feuille de route 2018, Microsoft France intègre l’ouverture de quatre data centers sur le territoire nationale à destination des entreprises clientes de ses offres Cloud. Ils seront localisés dans les régions parisienne et marseillaise et disponibles avant la fin du premier trimestre.
Microsoft doit demeurer une référence dans le Cloud alors qu’Amazon se montre offensif sur le marché français pour attirer les entreprises.
En ce début d’année, Carlo Purassanta, Président de la branche française de Microsoft, vient de faire le point sur les priorités business et technologique : intelligence artificielle, “réalité mixte” et informatique quantique.
Avec l’ouverture de cette grappe de quatre data centers, Microsoft veut se rapprocher de ses clients français les plus exigeants en matière de localisation géographique de leurs données.
L’éditeur ambitionne d’afficher “le meilleur niveau de qualité, de proximité et de sécurité aux entreprises et institutions qui souhaitent localiser leurs applications et leurs données sur le territoire national, en conformité avec les réglementations européennes”.
“Les entreprises qui n’avaient pas encore franchi le pas [de l’utilisation du cloud, NDLR] sont celles qui attendaient l’arrivée de centres de données en France. Nous avons déjà plusieurs milliers d’inscriptions pour ces centres”, évoque Carlo Purassanta dans la cadre d’une interview réalisée avec l’AFP (via Le Figaro).
La combinaison d’outils est connue : Azure (plateforme Cloud), Office 365 (bureautique) mais aussi Skype (téléphonie sur Internet avec des fonctions de traduction qui se développent), Cortana (technologie d’assistance vocale) et HoloLens (technologie qui s’appuie sur des hologrammes pour créer des passerelles entre réalité virtuelle et le monde réel).
Une première mondiale s’est produite le 5 décembre dernier avec une opération chirurgicale à l’Hôpital Avicenne AP-HP de Bobigny (Seine-Saint-Denis) à travers laquelle la “réalité mixte” était mise à contribution.
On devrait aussi assister à l’émergence de Microsoft Teams du nom de la plateforme collaborative qui entre en compétition face à Slack.
Sur le volet hardware, on oublie les smartphones mais l’offensive Surface se poursuit. Ainsi, les pré-commandes du Surface Book 2 au format 15 pouces sont lancées en France (voir lien ITespresso).

Intelligence artificielle : les initiatives se multiplient

En France, Microsoft se montre actif sur la recherche technologique. Un premier accord avait été signé dans ce sens avec l’INRIA en 2005 (voir lien ITespresso). En suivant les vagues technologiques, l’intelligence artificielle s’impose désormais.
Un programme start-up (AI Factory) a été initié l’an dernier pour accompagner le lancement du méga-incubateur Station F de Xavier Niel (voir lien ITespresso).
Après une première tournée de sept start-up accompagnées, une deuxième promotion démarre, toujours sous le signe de l’intelligence artificielle : Deepomatic (reconnaissance d’image), Tellmeplus (automatisation de la production de modèles prédictifs), Yatedo (recrutement avec un moteur sémantique de personnes), Zelros (assistant conversationnel), Prevision.io (“solution de machine learning automatisée”) et Brennus Analytics (optimisation des prix sous un angle BtoB).
Au sein de son Campus d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), Microsoft compte également ouvrir une “école IA” sous un angle inclusif.
En coopération avec Simplon (organisme de formations numériques), les sessions d’apprentissage sont destinées à des jeunes demandeurs d’emplois en reconversion et des personnes issues de formations alternatives orientées Web (Grande Ecole du Numérique).
https://www.silicon.fr/cloud-ia-microsoft-france-orientations-2018-197463.html?inf_by=5981ddaf671db8ef0e8b4a7e

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