Revue de Presse du 15 au 28 février 2018

Revue de Presse du 15 au 28 février 2018

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L’actualité Cloud décortiquée par Gekko !

Priorités IT 2018 : la France, n°1 de DevOps mais en retrait dans les micro-services
Les entreprises françaises placent DevOps et les méthodes agiles parmi leurs priorités IT pour 2018. Comme poussées par le besoin de flexibilité induit par la transition vers le numérique. En matière de DevOps seul, la France surclasse les entreprises en EMEA.
En 2018, les entreprises françaises ont décidé de se donner davantage de flexibilité en matière de conception et développement logiciel ainsi que dans le déploiement d’applications. Selon les premiers résultats de la grande étude Priorités 2018, réalisée par LeMagIT / TechTarget, les entreprises hexagonales ont placé bien en haut de leur feuille de route la mise en place de processus DevOps, les méthodes agiles ainsi que les API. Autant de méthodes et technologies dont la vocation première est de se doter d’un volant particulièrement souple en matière de développement mais également de l’ensemble du cycle de vie des applications.
Quelque 21% des plusieurs centaines d’entreprises répondantes affirment que DevOps est une méthodologie qui sera déployée en 2018. C’est mieux que l’année dernière. Cela montre qu’en France, DevOps n’est pas qu’un buzzword, mais trouve ses cas d’usage. Le numérique comptant de plus en plus lourd dans les modèles économiques des grandes entreprises en France, DevOps y apparaît comme un accélérateur, tant de l’innovation que technologique, des phases de déploiements et de mise des produits sur le marché.
L’autre point important de cette étude est que, dans ce domaine, les entreprises françaises surclassent leurs homologues au Royaume-Uni et dans les pays germanophones (la région DACH – Allemagne, Autriche, Suisse). Au UK, DevOps n’apparaît comme une priorité que pour 14% des répondants. Ils ne sont que 12 % dans la région DACH. En EMEA, ce chiffre atteint 15%.
En revanche, si le développement agile reste la 2e priorité IT en France pour 2018 (24% des répondants), derrière les API (25%) mais devant DevOps, la région DACH semble privilégier ces méthodes et affiche une forte avance en ce domaine dans la zone EMEA. 32% ont ainsi inscrit ces méthodes dans leur liste des priorités lorsqu’il s’agit de développement d’applications. Les entreprises britanniques suivent avec 27%. La France reste en retrait par rapport à la moyenne EMEA établie à 27%.
API pour découpler, mais peu de micro-services
Un autre enseignement de cette étude Priorités IT 2018 : les entreprises françaises miseront sur les API pour découpler leurs applications et systèmes et en faciliter les interconnexions et les intégrations à des écosystèmes tiers ou de partenaires. Cette approche devrait notamment être utilisée pour moderniser les applications. Une autre forte priorité des entreprises en France. Elles sont en effet 21% à l’avoir positionnée haut sur leur liste pour 2018.
Seules les entreprises au UK (28%) devancent la France en EMEA quant au recours aux API.
Pour autant, si les API sont privilégiées pour « ouvrir » les systèmes en proie à la modernisation, les micro-services et les containers ne forment pas encore les modèles architecturaux et de déploiement d’application phares en France. Les entreprises sont 8% à placer le premier dans leurs priorités et 9% pour le second. Dans ces deux domaines, la France est derrière le reste de l’Europe pris en compte dans cette étude – même si globalement, cela reste encore marginal. Les entreprises britanniques ont cité les micro-services dans 19% des cas, contre 12% pour la région DACH (qui est aussi la moyenne EMEA). Dans les containers, ce sont les entreprises germanophones les plus avancées : 14% le mentionnent dans leurs priorités, contre 11% au UK – 10% en EMEA. Faut-il peut-être considérer la SOA qui reste encore pour 10% des entreprises françaises une priorité pour 2018.
http://www.lemagit.fr/actualites/252435300/Priorites-IT-2018-la-France-n1-de-DevOps-mais-en-retrait-dans-les-micro-services

AWS ouvre son référentiel d’applications serverless
Amazon Web Services veut favoriser l’adoption des applications serverless qui s’exécutent sur son service de calcul Lambda. Il vient d’annoncer la disponibilité générale de Serverless Application Repository qui permet aux développeurs de partager les fonctions qu’ils ont mises au point sur ce mode.
Pour inciter les entreprises à développer des applications serverless et favoriser leur adoption, Amazon Web Services propose depuis novembre d’accéder à Serverless Application Repository en mode bêta. Ce service est ouvert en disponibilité générale depuis hier. Il permet aux développeurs de se familiariser avec les fonctions serverless dont l’exécution se déclenche sur un événement sans qu’il soit nécessaire de gérer les ressources informatiques sous-jacentes à leur exécution. Ces fonctions s’exécutent sur le service de compute Lambda d’AWS. Le serverless prend de l’ampleur avec la croissance des microservices. Selon AWS, à chaque seconde, d’innombrables fonctions Lambda sont mises en route, s’exécutent puis s’arrêtent.
Après le lancement de Lambda fin 2014, AWS Serverless Application Model (SAM) a défini des règles pour simplifier le processus de déploiement et de gestion des applications serverless sur le cloud public d’AWS. Des architectures de référence ont également été publiées pour les apps web, les back-ends, les traitements de reconnaissance d’image, le traitement des flux en temps réel, mais aussi pour Mapreduce et pour la modération des images apparaissant dans les applications de tchat. C’est pour inciter les développeurs externes à enrichir ce référentiel de composants et renforcer la communauté open source autour de Lambda qu’AWS a ouvert Serverless Application Repository. Ce service permet en effet aux développeurs, aux éditeurs indépendants et aux fournisseurs de solutions SaaS de publier facilement leurs propres fonctions serverless sur ce référentiel. Les apps doivent respecter le format SAM et être accompagnées d’un identifiant de licence SPDX (software package data exchange). Le code source et les autres composantes de l’application peuvent être stockés sur GitHub ou sur un autre site de partage de code.
Disponible dans les datacenters européens d’AWS
Avec Serverless Application Repository, AWS s’adresse donc à la fois aux développeurs qui souhaitent contribuer à ce référentiel et à ceux qui souhaitent y chercher des composants serverless qu’ils pourront inclure à leurs applications d’apprentissage machine, de traitement d’images ou autres. Il est possible de les configurer et de les consommer en l’état ou de leur ajouter des fonctionnalités et d’adresser des requêtes à leur auteur, explique dans un billet Jeff Barr, l’évangéliste en chef d’AWS qui présente chaque nouveau service du cloud public.
Dernier point important, ce référentiel est d’ores et déjà proposé sur plusieurs continents (Amérique du Nord, Asie Pacifique, Amérique du Sud, Europe), notamment dans les datacenters européens dont AWS dispose en Irlande, à Francfort et à Londres.
https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-aws-ouvre-son-referentiel-d-applications-serverless-70958.html

AWS vs Azure : une course pour dominer le marché du Cloud public
Dans la bataille que se mènent les fournisseurs de Cloud public, Microsoft compte bien capitaliser sur son imposante base installée d’entreprises et sur son approche hybride pour se hisser au niveau d’AWS.
AWS caracole certes en tête du marché des fournisseurs de Cloud public, mais derrière, la concurrence s’organise. A commencer par Microsoft Azure. La firme de Redmond a fait des progrès avec son empreinte très large chez les entreprises, et le vent continue de souffler dans sa direction.
« Azure est sur un bon rythme en matière d’ajout de fonctionnalités et, avec temps, atteindra la parité », commente Deepak Mohan, directeur de recherche, spécialisé Stockage et infrastructure, chez IDC. « Ils ne sont pas encore au même niveau qu’AWS, mais ils ont fait beaucoup de progrès. »
AWS vs Azure : une course à la fonction
La plus grande différence entre Azure et AWS est le caractère et les spécificités qui font leurs produits et leurs services interconnectés et la façon dont ils bâtissent leur rayonnement mondial, ajoute de son côté Patrick Kerpan, PDG de Cohesive Networks, spécialisée dans la sécurité du Cloud qui travaille avec les deux fournisseurs. Azure est devant AWS en matière de points de présence avec 36 régions du monde, dont quatre ayant des zones de disponibilité multiples. AWS dispose de son côté de 18 régions, presque toutes dotées de zones de disponibilité multiples, ainsi que d’emplacements en périphérie pour étendre la portée CloudFront et Route 53 dans le monde.
En plus de leur présence mondiale, Azure et AWS bataillent également sur le terrain des fonctions et services Cloud. Par exemple, AWS tend à être le n°1 si l’on mesure la variété de ses services IaaS, mais Azure dispose d’un portefeuille de services PaaS solide, analyse Girish Phadke, en charge des technologies Microsoft et des plateformes Cloud chez Tata Consultancy Services – la société est partenaire d’AWS et de Microsoft. « Bien qu’AWS dispose des possibilités de configurations et de tarifications plus granulaires pour le IaaS, Azure propose une collection de services plus dense dans le PaaS. »
De plus, Azure a lancé sa série B de machines virtuelles, pour des workloads d’entrée de gamme, telles que les serveurs Web, les petites bases de données et les charges de travail de développement et de test. La tarification est adaptée aux workloads temporaires et en volume qui pourraient entraîner des dépenses importantes avec d’autres modèles plus classiques.
« Cela les rapproche de près d’AWS sur l’entrée de gamme », confirme-t-il.
Un point partagé par Dharshan Rangegowda, fondateur de ScaleGrid, une société qui développe une base de données Cloud et qui automatise la gestion de MongoDB et Redis sur Azure et AWS. Azure rattrape sans aucun doute son retard sur AWS en termes de fonctionnalités, mais en termes de fiabilité, de performances et de temps de fonctionnement, « Azure est toujours loin derrière AWS », lance-t-il.
Il cite un exemple : « lorsque vous exécutez une action – telle que create, stop or start- sur plusieurs VM, il semble que cela s’effectue plus rapidement et avec moins d’erreurs sur AWS que sur Azure. »
Azure : l’avantage de l’ADN entreprise et de l’hybridation
AWS a été une rampe de lancement pour les startups nées avec le Cloud comme Netflix ou Reddit. Mais les entreprises ayant déjà investi dans l’écosystème Microsoft et dans des serveurs Windows ont plutôt tendance à considérer Azure, souligne Patrick Kerpan.
Dharshan Rangegowda s’accorde sur ce point : « Microsoft a déjà tissé des relations et signé des contrats avec de grandes entreprises. Il est donc souvent le premier fournisseur de Cloud sur la liste de ces entreprises. »
De plus, quand on aborde la question du Cloud hybride, Azure simplifie l’intégration des applications sur site aux applications hébergées sur Azure via des services comme Azure Active Directory Connect, Azure StorSimple, SQL Server Stretch Database et Azure Stack.
« Azure Stack, l’offre de Cloud privé de Microsoft, rend possible le déplacement et la migration des applications entre le Cloud public et le Cloud privé », ajoute Girish Phadke.
La nécessité d’une comparaison attentive
Cette adoption grandissante d’Azure est attestée par le rapport « State of Modern Applications in the Cloud » de Sumo Logic (service analytique).  Alors que Linux a longtemps été l’OS dominant sur AWS – représentant 80% des cas, selon les données de l’enquête -, l’utilisation de Linux dans Azure est passée de 4% à 16% en un an, soit une augmentation de 300%, précise le rapport.
Mais une comparaison n’est jamais simple lorsqu’il s’agit d’évaluer des fournisseurs de Cloud public comme Azure et AWS. Cela doit être replacé dans son contexte, souligne Deepak Mohan.
En effet. Les dépenses totales dans le IaaS public sont encore inférieures à celles des infrastructures sur site. Le potentiel reste énorme, soutient-il enfin.
http://www.lemagit.fr/conseil/AWS-vs-Azure-une-course-pour-dominer-le-marche-du-Cloud-public

MWC 2018 : Alibaba Cloud lance des services big data et IA en Europe
Huit services PaaS, IaaS et SaaS viennent d’être annoncés sur le MWC 2018 par le fournisseur chinois Alibaba Cloud. Ils couvrent le traitement des big data, l’IA, le compute, la sécurité et la sauvegarde. Déjà ouverts en Chine, ils s’adressent maintenant aux entreprises européennes. Alibaba, qui a déjà ouvert une zone de disponibilité pour son cloud à Francfort, compte renforcer sa présence en Europe.
Alibaba Cloud, l’activité cloud de l’e-commerçant chinois s’adresse aussi aux entreprises européennes avec des services PaaS, IaaS et SaaS, lorgnant ainsi sur le pré carré des opérateurs de cloud public déjà implantés comme AWS, Microsoft Azure, Google et IBM. Sur le Mobile World Congress de Barcelone (du 26 février au 1er mars), elle présente ainsi huit services couvrant des services de traitement des big data et d’apprentissage machine (un chatbot et un outil de recherche d’image), des offres d’infrastructure (machines virtuelles, HPC et réseau) et de sécurité, ainsi qu’une solution de cloud privé pour la sauvegarde des données.
Le fournisseur chinois rappelle qu’il a ouvert sa première zone de disponibilité en Europe en 2016, à Francfort (Allemagne) et qu’il a récemment démarré une 2ème zone dans la même région. On ne sait toutefois pas encore précisément si ces nouveaux services y seront disponibles. Certains sont lancés aujourd’hui en Europe comme Image Search, Intelligent Service Robot, les instances baremetal ECS ou le service de calcul HPC. D’autres, comme la plateforme big data Dataphin, le service réseau Cloud Enterprise Network, le service SaaS de sécurité Vulnerability Discovery ou, encore, la solution de sauvegarde Apsara Stack, ne seront ouverts en Europe qu’en avril. En Chine, un service comme Apsara Stack est opérationnel depuis 3 ans et utilisé par 120 entreprises.
Le PaaS big data Dataphin est basé sur les technologies d’Alibaba
Dans le domaine de l’IA, la solution Image Search permet de rechercher en ligne et hors connexion des informations sur des produits dont l’apparence est similaire aux images utilisées. Parmi les scénarios d’utilisation typiques, l’API peut servir à rechercher des photos à travers les réseaux sociaux. En Chine, le service a par exemple été intégré dans l’app Taobao pour créer une fonction permettant d’acheter un produit en cliquant sur une image.
Le chatbot, Intelligent Service Robot, fonctionne en quatre langues : chinois, anglais, russe et espagnol. Il s’appuie sur les conversations en direct déjà enregistrées pour améliorer la pertinence de ses réponses. La plateforme de traitement big data Dataphin s’appuie sur les technologies One Data, OneID et OneService d’Alibaba Cloud. Utilisée en interne par le fournisseur, elle gère actuellement 95% des données du groupe Alibaba avec la mise en œuvre d’applications analytiques dans les différents domaines couverts (retail, finance, logistique, transport et santé).
https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-mwc-2018-alibaba-cloud-lance-des-services-big-data-et-ia-en-europe-71001.html

Apple aurait basculé son iCloud d’Azure vers Google GCP…
Apple, qui utilisait jusqu’ici AWS et Azure pour héberger ses services iCloud, aurait remplacé le cloud Microsoft par celui de Google…
Les services iCloud d’Apple sont principalement hébergés sur des clouds publics plutôt que sur des datacenters propres. La société créée par Steve Jobs n’a jamais publiquement commenté ses choix en la matière, ni les infrastructures mises en place. Jusqu’ici, à en croire la bible iOS Security Guide, Apple utilisait à la fois les clouds Amazon AWS et Microsoft Azure, histoire de ne pas mettre tous ses œufs dans un même panier.
Seulement, depuis 2016, la rumeur court qu’Apple envisagerait de basculer ses ressources Azure vers Google Cloud Platform. La récente mise à jour du document « iOS Security Guide » vient, en quelque sorte, confirmer la rumeur. En page 57 de ce document, on peut lire en substance que « les blocs chiffrés des fichiers sont stockés, sans aucune information d’identification de l’utilisateur, en utilisant des services de stockage tiers, tels que la plate-forme Amazon S3 et Google Cloud ». Il n’y est plus fait mention d’Azure… Un mauvais coup de pub pour Microsoft et une aubaine pour Google.
Il est fort peu probable qu’Apple, toujours restée extrêmement discrète sur ses choix technologiques, commente davantage ses décisions. Dès lors, il est difficile de déterminer la motivation derrière cette migration d’un cloud à l’autre. Technique ? Culturelle ? Géographique ? Ou tout bêtement financière (GCP pratiquant des prix parfois plus agressifs qu’AWS et Azure pour grappiller des parts de marché à la concurrence) ?
Mais cette décision démontre que, contrairement aux mythes, une entreprise n’est pas si prisonnière de ses choix cloud et que le passage d’un nuage à l’autre reste possible même à l’échelle d’un géant comme Apple.
https://www.silicon.fr/apple-aurait-bascule-son-icloud-dazure-vers-google-gcp-201391.html

Comment Continental se diversifie dans les services connectés
En 2014, la firme allemande Continental a créé l’unité « Smart transportation systems » pour se diversifier dans la mobilité. A l’occasion du Mobile World Congress 2018, le PDG de cette branche Ralf Lenninger fait le point pour L’Usine Digitale sur les premiers services développés.
Continental, c’est un manufacturier de pneus, un équipementier automobile, mais aussi… un éditeur de logiciels et d’applications pour des services de mobilité. Le géant allemand a créé en 2014 la division Intelligent Transportation System (ITS), avec des bureaux à Santa Clara, dans la Silicon Valley. Objectif : bâtir de nouvelles offres de services grâce à l’IoT et aux données. « Notre terrain de jeu n’est pas le pur logiciel face à des acteurs comme IBM ou Google) : c’est la convergence du monde physique, automobile, mécanique, et du numérique« , explique Ralf Lenninger, PDG de Continental ITS. « C’est là où l’on se sent légitimes : en connexion avec notre cœur de métier automobile ».
Continental n’est pas un « bleu » dans le logiciel. « Notre premier produit intégrant de l’électronique date de 1984 – un système de freinage ABS – et depuis nous n’avons cessé de renforcer notre savoir-faire en la matière ». Continental, dans son ensemble, compte près de 15 000 développeurs, soit près de la moitié de ses ingénieurs. 40% de ses produits sont aujourd’hui « digitalisés » selon ses termes.
DES SERVICES NOURRIS À LA DATA
Où Continental ITS veut-il se positionner sur la chaine de valeur de la mobilité ? Ses équipes ont défini plusieurs terrains de jeu : l’exploitation des capteurs intégrés dans les véhicules, la création de services basés sur la data, avec une cible résolument B2B. « Nos clients peuvent être des loueurs automobiles, des services d’autopartage, des villes…« , détaille Ralf Lenninger. ITS a commencé à vendre des services et solutions deux ans après sa création, en 2017, et la croissance est « significative ». L’objectif est de dépasser le milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2020.
LA CLÉ, PORTE OUVERTE VERS LES SERVICES
Parmi les premières solutions présentées lors du CES de Las Vegas puis au MWC, figure une clé pour auto sur smartphone, la « key as a service ». Elle est destinée à des gestionnaires de flottes automobiles (loueurs, services d’autopartage, flottes d’entreprises) pour faciliter le partage de leurs véhicules. Pour se différencier, alors que de nombreuses solutions existent déjà sur ce marché, Continental mise sur « un temps d’installation réduit de cinq minutes par véhicule« . Le business model envisagé pour ce service combine achat du matériel et abonnement mensuel pour le logiciel et l’application. Le loueur américain Avis teste actuellement la solution sur un millier de véhicules dans la ville de Kansas City. « Nous visons plusieurs dizaines de milliers de véhicules équipés d’ici la fin de l’année« , annonce Ralf Lenninger. Celui-ci ne craint pas les solutions de clés dématérialisées des constructeurs et les véhicules nativement connectés. « Au contraire, il y aura besoin de solutions permettant de gérer des flottes de véhicules de marques et de modèles très différents. Il faut pour construire une base de données afin d’ouvrir tous types de véhicules, et gérer cette complexité« . Continental compte mener de premiers tests en Euope dès 2018 : 25 personnes travaillent sur le portage de la solution sur le vieux continent depuis le site de l’équipementier à Toulouse (Occitanie).
L’Allemand développe d’autres « microservices » liés à l’automobile grâce à l’apport de start-up tout juste rachetées :  l’allemande Parkplatz pour le stationnement intelligent et la singapourienne Quantum Inventions pour l’exploitation de données de la ville en temps réel. Il veut donc s’affirmer comme un interlocuteur pour les municipalités et les acteurs du transport. Mais aussi comme un partenaire potentiel pour les start-up de l’auto connectée et de la smart city qui voudraient bâtir de nouveaux services, avec une offre d’in car data as a service » leur permettant de bâtir des applications à partir de données de véhicules. Continental se diversifie, certes, mais jamais trop loin de son coeur de métier historique…
https://www.usine-digitale.fr/article/comment-continental-se-diversifie-dans-les-services-connectes.N659504

Airbus: un système d’aide aux astronautes baptisé CIMON
Airbus développe, en partenariat avec IBM, un système d’aide aux astronautes basé sur l’intelligence artificielle (IA) et baptisé CIMON (Crew Interactive MObile CompanioN).
Ce système est créé pour le compte de l’administration spatiale du Centre allemand de recherche aérospatiale (DLR). Ce démonstrateur technologique, ressemblant à un ballon de gymnastique et d’environ 5 kg, sera testé à bord de l’ISS par Alexander Gerst au cours de la mission Horizons de l’Agence Spatiale Européenne, prévue de juin à octobre 2018.
‘ CIMON sera bientôt le premier système d’assistance au vol basé sur l’IA ‘, a déclaré Manfred Jaumann, Directeur Microgravity Payloads au sein d’Airbus.
Nous sommes la première entreprise européenne à transporter un engin flottant, une sorte de cerveau volant, vers l’ISS et à développer l’intelligence artificielle au profit des équipages de la station spatiale. Des innovations ont également été réalisées en matière de fabrication. CIMON est conçu pour faciliter le travail quotidien des astronautes, notamment en affichant les procédures, ou pour solutionner des problèmes. Il améliore la sécurité, en servant en effet de système d’alerte en cas de problème technique.
http://www.boursorama.com/actualites/airbus-un-systeme-d-aide-aux-astronautes-baptise-cimon-cc37b47a079722d7d9de0747e1f9f6f1

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