Parution du rapport « Disaster Recovery Survey 2017 »

Parution du rapport « Disaster Recovery Survey 2017 »

150 150 Team Gekko
CloudEndure vient de publier son 4ème rapport annuel sur les challenges et bonnes pratiques DRP.
Nous l’avons regardé avec attention, dans la mesure où l’utilisation du Cloud public pour héberger le DRP d’infrastructures physiques commence à s’imposer comme une alternative crédible à des contrats de secours classiques ou à des solutions de type dual-site.
Ayant été amenés à tester et déployer diverses solutions de réplication dans le Cloud, nous avons par ailleurs apprécié la robustesse de la technologie CloudEndure et la compétence de ses équipes: malgré quelques faiblesses (notamment une interface utilisateur pour le moins… fruste), c’est de loin la solution que nous trouvons la plus opérationnelle – au moins en environnement AWS; leur vision de l’état de l’art nous parait donc intéressante.
Enfin, les rapports des années précédentes nous semblaient basés sur un échantillon un peu trop faible, pondérant un peu trop les PMEs, entretenant de ce fait une certaine confusion entre backup, haute-disponibilité et DRP, et apportant donc des conclusions difficilement interprétables; ce point nous semble corrigé cette année (270 compagnies dont 20% de grandes entreprises et 20% de moyennes).
Voici les résultats qui nous paraissent les plus intéressants:
  • Tout d’abord, s’arrêter coûte cher: plus de 500 k$ par jour pour 50% des grandes entreprises (en fait même plus d’1 M$ pour 40% d’entre elles);
  • Pourtant, s’arrêter est fréquent: plus de 70% des entreprises interrogées reconnaissent avoir subi un downtime dans les 12 derniers mois;
  • Il est dommage que l’étude ne présente pas une ventilation de la durée de ces downtimes, mais nous avons en revanche un éclairage sur leurs objectifs de disponibilité: 60% des entreprises visent un RPO (perte de données) inférieur à 1h et 50% un RTO (délai de redémarrage) inférieur à 1h;
  • Ces objectifs sont en revanche en contradiction avec les moyens mis en oeuvre, dans la mesure où seulement 20% des entreprises ont mis en place une réplication continue, et 15% des snapshots horaires; les autres sauvegardent leurs données à un rythme plus faible;
  • Il est du coup assez logique que moins de 40% des entreprises estiment atteindre leurs objectifs de disponibilité de manière régulière…
Deux points additionnels:
  • Le coût annuel de la solution de DRP est estimé à plus de 500 k$ par 40% des grandes entreprises (et plus d’1 M$ par 25%) d’entre elles, ce qui est cohérent avec les solutions mises en oeuvre (à 40%, infrastructures physiques et cloud privé).
  • Le cloud public continue à croître d’année en année et est utilisé par plus de 50% des entreprises; nous n’avons malheureusement pas la répartition entre grandes et petites entreprises, et surtout entre entreprises dont la production est on premises ou dans le cloud; nous connaissons toutefois le budget de mise en oeuvre et d’exploitation de telles solutions, ainsi que les résultats obtenus, et nous ne pouvons que comprendre pourquoi elles sont de plus en plus populaires!….

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