Les tendances 2016 pour l’infrastructure IT, Cloud et DevOps

Les tendances 2016 pour l’infrastructure IT, Cloud et DevOps

150 150 Team Gekko

A la croisée des chemins entre offreurs Cloud et entreprises clientes, l’équipe de Gekko est à l’avant-poste pour observer les tendances, priorités et points de vigilance émergeant en ce début d’année 2016… Allez on se lance !

Alors bien sûr, notre écran radar 2016 est largement conditionné par une transformation digitale qui s’accélère et se généralise. Ce qui se traduira par la poursuite de l’explosion des volumes de données, s’appuiera sur une sophistication croissante des technologies big data / analytics, et s’accompagnera d’un usage exponentiel et de plus en plus transparent des objets connectés (IoT / Internet Of Things).

Quelles seront les conséquences pour les infrastructures IT ?

  • La progression du Cloud public

En toile de fond, la part du Cloud augmente par rapport aux datacenters. Et ceci afin de fournir l’agilité, l’élasticité et le retour sur investissement requis par la transformation en profondeur des entreprises. OK, pas besoin d’être Nostradamus pour le constater…. Le Global Cisco Cloud Index (GCI) – annonce pour 2016 que 3/4 des charges seront installées dans le Cloud contre 1/4 dans les datacenters… Petit retour en arrière : il y a deux ans, ce rapport était de 2/3 – 1/3, et il y a seulement 5 ans, 1/3 des entreprises n’envisageait tout simplement pas de basculer dans le Cloud. Mais au-delà, les apports en innovation, en standardisation et en rapport prix / performance du Cloud public augmentent sa part relative par rapport au Cloud privé.

En parallèle, si les contraintes réglementaires et les risques de piratage ne changent pas fondamentalement dans leur forme, leur ampleur se renforce. Cependant ces facteurs commenceront à jouer plutôt en faveur du Cloud qu’à son encontre :

  • Territorialité des données

Côté contraintes, nous suivrons avec attention les suites de « Safe Harbor » sur le traitement des données à caractère personnel attendue fin janvier, mais également les conséquences du très fort renforcement de l’arsenal législatif français (loi de programmation militaire, loi Cazeneuve contre le terrorisme, loi sur le renseignement, loi sur l’état d’urgence) ou européen (directive NIS). Dans ce contexte, les grands acteurs Cloud internationaux nous semblent mieux armés que des sociétés individuelles pour trouver des solutions contractuelles ou opérationnelles. L’issue du bras de fer judiciaire entre Microsoft et le gouvernement américain au sujet d’informations situées à Dublin afin d’affiner nos conclusions en matière de territorialité des données face au FISAA / Patriot Act. Ceci mettra probablement en perspective les créations de datacenters Cloud en France (IBM avec Softlayer) ou en Europe (initiative Microsoft d’un datacenter infogéré par un tiers de confiance de droit allemand).

  • Protection du SI

Côté risques, il nous semble tout bonnement impossible de résister seul aux menaces d’attaques ou de piratage, tant du fait de leur fréquence (une attaque DDOS toutes les 10 secondes…) que de leur ampleur (10 à 15 monstres de plus de 100 Gb par mois, des tsunamis à 300-400 Gb…) ou de leur sophistication.

La combinaison de la percée du Cloud et de l’ampleur croissante des risques et contraintes pourrait entraîner :

  • Une consolidation du marché renforcée

En 2015, le marché  du IaaS a basculé en faveur des « big 4 » (AWZ, Azure, IBM et Google) : ils pèsent désormais plus que l’ensemble du reste des acteurs – la filiale d’Amazon dépasse d’ailleurs à elle seule les trois autres géants. A noter également que des acteurs de taille ont jeté l’éponge, notamment   HP qui a officialisé son retrait du Cloud public en octobre dernier. L’élargissement de la masse critique (géographique, technologique et volumétrique) et le poids des investissements (en milliards de dollars) ne peuvent que renforcer ce mouvement de concentration.

  • De beaux jours pour le Cloud hybride…

… Et ce, afin de préserver les investissements existants et d’étager les solutions en fonction des besoins métiers. Ceci impliquera notamment une croissance du trafic réseau de datacenter à datacenter, et donc, l’extension des réseaux privés au Cloud.

  • L’année du DevOps

Ensuite on devrait voir se généraliser les « Labs » au sein des DSI, visant à augmenter leur réactivité vis-à-vis des métiers, tout en conservant une capacité d’industrialisation de ce qui fonctionne. Résultat : un usage croissant d’approches Lean / agiles, adoptées par DevOps. A cet égard, après une année 2015 déjà très active, 2016 devrait voir la généralisation de Docker – ou autres technologies de containers : ici également, les investissements vont bon train (rachat de Tutum par Docker, développements majeurs de Google sur Kubernetes…) et les apports en portabilité ou en densité (nombre de containers vs nombre de VM, à puissance équivalente).

Tout ceci annonce une année riche en rebondissements et en innovations… bref passionnante !

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