La France, prochaine étape des grands Clouds en 2017

La France, prochaine étape des grands Clouds en 2017

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Avalanche de bonnes nouvelles pour le développement du Cloud en France !
En fin de semaine dernière, Jeff Barr (chief evangelist chez AWS) annonçait l’implantation d’une nouvelle région en France en 2017.
Celle-ci sera dotée de 3 AZ (availability zones), et complètera le dispositif européen actuel (Irlande et Allemagne, bientôt étendu également en Grande-Bretagne).
Quelques jours plus tard, Microsoft ripostait avec l’annonce par son CEO Satya Nadella d’une ouverture des services 365 et Azure en France en 2017 également.

Quelles conséquences concrètes pour les sociétés utilisatrices en France ?

On pense spontanément aux aspects réglementaires. La situation actuelle, avec des implantations en UE et des contrats adaptés des cloud providers (respectant les clauses type exigées par l’EU) est toutefois satisfaisante sur ce point. Le progrès est donc davantage sur les aspects extra-règlementaires ou réputationnels (souhait d’un client de conserver les données sur le sol français).

On peut également songer aux aspects légaux, c’est à dire à la résistance supposée accrue vis à vis du Patriot Act ou d’autres lois similaires; la position des grands opérateurs sur ce sujet (non divulgation sauf contrainte légale, information du client sauf interdiction légale) nous semble claire, internationale et pas vraiment affectée par l’implantation en France (et s’il fallait s’inquiéter de quelque chose, c’est peut-être plus du côté de l’arsenal législatif français qu’il faudrait creuser).

Chez Gekko, notre avis est que les vrais apports de ces installations sont de deux ordres :

• Premièrement, AWS et Azure se situeront désormais à des latences de quelques millisecondes des datacenters de nos clients (vs plus de 15 actuellement), ce qui élargira le champ des applications éligibles à un portage dans le cloud; ceci supposera bien sur l’utilisation des connexions directes (Direct Connect ou Express Route) – or, bonne nouvelle également, des gateways – ou portes d’entrées privilégiées – ont été ouverts cet été en France pour ces services.

• Deuxièmement, ces décisions traduisent des business cases; AWS et Azure considèrent manifestement que le volume des besoins sur le marché français justifie maintenant des installations locales; ceci signifie que le cloud arrive à maturité en France, que les usages se sont étendus, et que la majorité des entreprises y voient de la valeur et un retour sur investissement. Un cercle probablement vertueux, puisqu’il alimentera les retours d’expérience, les améliorations des pratiques et les bénéfices pour les clients.

 

Que des bonnes nouvelles, donc !

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