DRP dans le Cloud, mythe ou réalité ?

DRP dans le Cloud, mythe ou réalité ?

150 150 Team Gekko

Le DRP (avec la mise en place de plans assurant la reprise après un sinistre) est un sujet de préoccupation central pour toutes les entreprises ; mais beaucoup sont freinées par la rigidité et les coûts induits par une telle solution on-premise : location d’un datacenter, achat de matériel peu sollicité et maintien de ces équipements.

C’est pourquoi, sur le papier, le Cloud est une plateforme idéale pour construire son DRP : des coûts de fonctionnement faibles au jour le jour (on ne paie que pour la réplication des données), qui ne grimpent qu’en cas de déclenchement d’un secours réel (mise en oeuvre des serveurs), facilité d’ajout ou de retrait de nouveaux périmètres, liberté sur la durée de l’engagement etc…

Cependant, de tels avantages peuvent paraître trop beaux pour être vrais ; il est ainsi légitime de se demander si choisir un DRP dans le Cloud ne comporte pas des coûts cachés ou si le construire et le maintenir n’est pas une tâche trop complexe. En résumé, beaucoup d’entreprises se demandent aujourd’hui si un DRP dans le Cloud fonctionne vraiment.

Chez Gekko, nous avions une longue expérience du DRP « classique » sous toutes ses formes (à froid, à chaud, sur infrastructures dédiées ou mutualisées) et nous étions donc curieux de cette nouvelle forme de DRP offerte par le Cloud. Nous avons voulu répondre à toutes ces questions légitimes en effectuant divers POCs, avec plusieurs technologies de réplication et sur plusieurs plateformes Cloud. Tous nos tests se sont révélés concluants mais nous souhaitions valider nos résultats avec un cas réel ; cette opportunité s’est présentée avec un grand client du SBF.

Le cahier des charges de ce client était simple mais exigeant, il souhaitait passer d’un dual site physique à une situation mono datacenter, avec une réplication des infrastructures physiques sur AWS et un redémarrage automatisé en test ou secours réel avec des objectifs de RPOs et RTOs bien définis par application (selon leur criticité). Nous devions donc relever plusieurs défis : construire cette solution dans un délai donné (afin de permettre la libération du datacenter de secours dans les délais fixés), en démontrer la valeur aux métiers par des tests conduits avec eux ; faire en sorte qu’elle soit maintenable et évolutive; et évidemment qu’elle coûte non seulement moins cher, mais que l’écart de budget absorbe rapidement (moins de 18 mois) l’effort de build.

Notre travail a bien évidemment revêtu un aspect technique puisque nous devions choisir une technologie de réplication qui passe aussi bien du virtuel au virtuel que du physique au virtuel. Nous devions également nous assurer de sa robustesse et pallier à ses limitations ; nous sommes conscients que toutes les technologies en ont mais nous devions trouver le meilleur compromis. Pour ce cas nous avons choisi la solution Cloudendure, qui a parfaitement rempli son rôle (fonctionnalités / robustesse), malgré une certaine « rusticité », qui s’améliore d’ailleurs au gré des versions, et qui est en partie compensée par la réactivité du support. Nous reviendrons dans un autre billet sur ce choix, et sur d’autres solutions (dont certaines nous ont réservé des surprises, bonnes ou mauvaises…)

Et nous avons également dû travailler sur un aspect organisationnel. En effet, nous étions en charge du séquençage des étapes du recovery pour chaque application, de l’automatisation par script ainsi que du chronométrage et de la documentation lors des exercices afin d’alimenter le process d’amélioration des SLAs (RPO et RTO).

En conclusion, la construction de ce DRP dans le Cloud a duré 3 mois. Nous avons respecté les délais de bascule des applicatifs, ce qui a terminé de convaincre les métiers de l’efficacité du dispositif. Nous avons également respecté les SLAs (moyennant différentes itérations d’automatisation) et avons établi un business case convaincant. Le DRP dans le Cloud est donc bel et bien une réalité et nous sommes convaincus qu’il représente une alternative avantageuse aux solutions de DRP classiques.

Ce projet réussi nous a donc non seulement permis de vérifier la viabilité d’un DRP dans le Cloud, mais également de savoir quels écueils éviter lors d’une prochaine mission. Il est ainsi essentiel que le management de l’entreprise soit en phase avec le projet dès le démarrage et que les buts de l’IT et des métiers soient alignés pour que tout puisse avancer au mieux.

Ainsi, si votre entreprise ne possède pas encore de DRP ou que vous souhaitez avoir plus d’informations sur une solution flexible et moins coûteuse que votre dispositif actuel on premise, n’hésitez pas à nous contacter !

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