Aliyun au banc d’essai (2ème partie)

Aliyun au banc d’essai (2ème partie)

150 150 Team Gekko

Suite de notre article consacré au cloud public chinois AliYun.

La semaine dernière, nous avons vu que celui-ci offrait de bonnes opportunités de prix, à condition de s’y retrouver dans une tarification un peu déroutante et de passer outre une interface utilisateur un peu compliquée.

Nous examinons cette semaine les performances par rapport à la compétition.

Performance: très correct !

Nous avons donc soumis nos 5 instances comparables (pour mémoire : AliYun génération II 4 vCPUs/ 8 Gb, AWS C4XL, Azure A3 Std, Google et Softlayer customs) à un benchmark avec l’outil geekbench 3 de la société PrimateLabs.

Celui-ci permet d’exécuter 27 tests simulant différents types de workloads (compression, cryptage, etc..); notre protocole impliquait d’enchaîner les tests pendant 24h sur chaque instance, de sorte de mesurer non seulement la performance moyenne, mais également la dispersion – afin de s’assurer que la performance est prévisible et stable.

La mesure donne des « scores geekbench », synthétisés sur les « boites à moustaches » (diagramme de Tukey) ci-dessous:

Les instances Aliyun sont les plus performantes, assez proches de celles de SoftLayer ou d’AWS, mais plus de deux fois plus puissantes que celles d’Azure. Elles présentent en outre une très bonne stabilité (coefficient de variation inférieur à 0,5%)

Il faut noter que le classement aurait été différent avec des instances de génération I, mais il faut alors comparer avec des C3 d’AWS, de génération antérieure mais encore assez répandue (et grosso modo au même prix que les C4), ou des Azure A3 basic (qui sont 30% moins performantes que les standard, pour un écart de budget de moins de 20%).

Le diagramme ci-dessous donne une synthèse avec l’ensemble des instances :

Pour ceux qui voudront aller plus loin dans l’analyse des performances, nous avons matérialisé sur les diagrammes en étoile ci-dessous le détail des 27 tests (par classes : calcul en nombre entier, en virgule flottante, mémoire) ; le site www.primatelabs.com détaille chacun des tests effectués.


En conclusion

Par ses performances et son prix, AliYun est une très bonne option lors d’un choix de IaaS, par exemple pour du déport de charges non stratégiques, de test ou de développements ; cela se limite à ce jour au segment pur d’infrastructure, l’offre de services évolués (sécurité, réseau, BDDs, Apis, marketplace…) ou la capacité d’innovation restant encore en dessous de celles des plateformes cloud d’AWS ou d’Azure.

Ajoutons que l’accessibilité et la facilité d’utilisation méritent encore de l’attention pour en faire un vrai composant de l’infrastructure quotidienne d’une entreprise européenne.

Nous ne doutons pas qu’Aliyun, au vu des efforts et des investissements déjà fournis, améliorera ces aspects dans les mois à venir – notamment lorsque le datacenter européen deviendra une réalité. Il pourra alors être intéressant de considérer la combinaison de plateformes Aliyun avec d’autres clouds, par exemple pour couvrir la fourniture de service sur la plaque chinoise en s’appuyant sur le leader local.

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